Si on prête un peu attention à ce que nous jetons dans notre poubelle, nous pouvons constater qu’une part non négligeable de nos déchets est d’origine organique, avec notamment :

  • épluchures de légumes et de fruits

    Un lombricomposteur, avec ses trois plateaux et son bac collecteur

  • restes de fruits et légumes (crus ou cuits)
  • marc de café
  • thé
  • coquilles d’oeufs
  • papier essuie-tout
  • papier & carton

Ces déchets, qui peuvent facilement représenter le quart de notre poubelle, vont finir à l’incinérateur du coin, alors que d’une part ils sont un très mauvais combustible, et que d’autre part ils peuvent être compostés : de nature fermentescible, leur dégradation va progressivement les transformer en une sorte de terreau.

Une technique intéressante est celle dite du lombricompostage : les déchets dont nous avons parlé vont servir de nourriture à des vers de terre ; le processus conduit à générer de l’engrais liquide et un amendement idéal pour fertiliser nos plantations.

Le fait est que certains ne vont pas être enchantés à l’idée de cohabiter avec des bêbêtes gluantes. Soyez rassurés : elles ne vont pas coloniser votre logement, et resteront sagement dans leur propre « maison », le lombricomposteur. Il s’agit généralement de trois plateaux au fond perforé pour permettre aux vers de circuler, avec des aérations et un bac pour collecter l’engrais liquide (il y a un robinet pour récupérer celui-ci).

Les déchets organiques ne vont donc plus être jetés à la poubelle, mais placés au fur et à mesure dans les plateaux du lombricomposteur. Voilà ci-dessous à quoi cela peut ressembler : vous noterez la présence d’épluchures de courgettes et de carottes, des coquilles d’oeuf, des restes d’aubergine, de poireau et de chou, du papier essuie-tout et des morceaux de carton d’une boite d’oeuf (les vers adorent le carton).

Voici ce que cela donne au bout de quelques semaines. Les coquilles d’oeuf sont encore intactes mais le reste a bien changé !

Une fois qu’un plateau est rempli, on passe à celui du dessus. Au bout de quelques mois, une rotation se met en place : on récupère le terreau du bac inférieur et on le replace vide au-dessus.

L’idéal est de placer son lombricomposteur à l’exérieur, car quelques moucherons peuvent élire domicile dans les bacs et s’envoler lorsque vous ouvrez le couvercle (moyen dans le salon). Si cela devient gênant, il faut arrêter les apports de matières contenant du sucre (notamment épluchures de fruits). Pour le reste, si les règles d’utilisation sont bien respectées (surtout pas de restes de repas style viande ou poisson, pas d’agrumes ou d’oignons – trop acides -, …), il n’y a aucune nuisance olfactive.

On récapitule. Le lombricompostage permet de faire d’une pierre deux coups:

  • vous réduisez vos déchets
  • vous fabriquez  votre propre engrais pour vos plantes d’intérieur et/ou votre potager

Certaines mairies permettent d’acquérir un lombricomposteur à un prix très attractif, et vous fournissent les vers pour amorcer le processus (c’est le cas par exemple de la mairie d’Angers). Pourquoi ne pas essayer ? Vous sortirez plus souvent sur votre balcon dire bonjour à vos nouveaux amis, et vous verrez moins votre benne à ordures !

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