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DEEE : publication du décret transposant la directive européenne de 2012

DEEE : publication du décret transposant la directive européenne de 2012.

 

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DEEE : vers un élargissement de la responsabilité élargie du producteur ?

DEEE : vers un élargissement de la responsabilité élargie du producteur ?


 

 

 

 

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L’éco-participation : le financement visible du recyclage de nos déchets

Vous avez récemment acheté un produit qui comportait, à côté du prix de vente, une « éco-participation » , ou « éco-part » ? Voici l’occasion de regarder d’un peu plus près à quoi correspond cette somme d’argent, et à quoi elle sert.éco-participation

L’éco-participation est la matérialisation d’une collecte sélective

Un certain nombre d’objets du quotidien font l’objet d’une collecte sélective lorsqu’ils deviennent des déchets, afin d’être valorisés et recyclés. C’est le tri que nous nous efforçons tous de faire avec plus ou moins d’assiduité. Il existe plusieurs filières que nous avons déjà eu l’occasion de détailler. Pour chaque flux, une structure est chargée de mettre en place le tri : ce sont les éco-organismes. Ces entités, agréées par les pouvoirs publics, se financent sur notre consommation, en récupérant une partie du prix que nous avons versé pour l’achat d’un objet soumis à une collecte sélective. Les professionnels concernés abondent les budgets des éco-organismes dans le cadre de ce que l’on appelle la responsabilité élargie des producteurs (REP).  Dans la plupart des filières, le consommateur n’est pas informé de cette ponction. Lorsque c’est visible, on parle d’éco-participation.

Les filières concernées par l’éco-participation

Il en existe deux à ce jour :

  • les équipements électriques et électroniques (les DEEE) ; lorsque nous achetons ce type d’appareil (cela va de l’ordinateur au réfrigérateur en passant par la perceuse), nous allons payer une petite somme d’argent au titre de l’éco-participation qui financera les actions des éco-organismes de la filière, et notamment Eco-systèmes ;
  • les meubles ; cette filière est toute récente. Depuis le 1er mai 2013, là aussi, une éco-participation figure à côté du prix de vente en application de l’article L 541-10-6 du code de l’environnement. L’éco-organisme en charge de cette filière s’appelle Eco-mobilier.

Le montant de l’éco-participation varie en fonction du type de produit acheté, et des coûts de traitement du produit devenu déchet. Ce sont les éco-organismes qui établissement des barèmes que vont devoir respecter les industriels. Le barème d’Eco-systèmes prévoit par exemple une éco-participation de 1 à 2 centimes d’euros HT lors de l’achat d’un téléphone portable. L’impact financier est alors dérisoire, mais sur d’autres types de produits, c’est plus cher : jusqu’à 8 euros HT pour un gros téléviseur, et jusqu’à 13 euros HT pour un réfrigérateur.

Les enseignes qui vendent des appareils électriques et/ou des meubles ont l’obligation d’afficher cette éco-participation à côté du prix de vente. Concernant les meubles, le dispositif est récent, et certains professionnels ne respectent pas encore les prescriptions légales. Ainsi, et c’est étonnant, IKEA nous explique ce qu’est l’éco-participation sur les meubles, mais ne l’affiche pas sur ses articles (c’était le cas à la date de publication de l’article, IKEA s’est mis en conformité depuis) !

A quoi sert concrètement l’éco-participation ?

On l’a compris, les sommes récoltées au titre de l’éco-participation financent les actions des éco-organismes de la filière. Cela représente des dizaines de millions d’€ par an ! Les éco-organismes dépensent cet argent de différentes manières. Il peut s’agir d’actions de communication à destination du grand public, pour informer sur la filière et le geste de tri (spot à la télévision, à la radio, dépliant d’une collectivité, …), de financer la collecte et le traitement des déchets de la filière, notamment dans les déchetteries et les magasins, ou encore de passer des partenariats avec les acteurs de l’économie sociale (Exemple : Emmaüs) pour permettre la remise en état et le réemploi d’un maximum de produits.

En tous les cas, afin que l’éco-participation prenne tout son sens, il ne suffit pas de la payer : encore faudra-t-il respecter les consignes de tri le moment venu !

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Le coût de notre poubelle, ou pourquoi moins jeter (?)

poubelle

Briques alimentaires compactées

C’est un geste machinal que nous répétons plusieurs fois par jour : nous jetons à la poubelle ce qui est cassé, périmé, dépassé, en gros ce dont on n’a plus besoin. Il peut s’agir de restes alimentaires, d’emballages, d’une ampoule usagée, de la cafetière qui vient de rendre l’âme, de journaux et autres magazines, etc. La plupart d’entre nous ignorent ce que vont devenir ces objets du quotidien requalifiés déchets, et combien cela coûte. Car c’est bien nous qui finançons le devenir de  nos poubelles !

Que dépense-t-on pour la gestion de nous poubelles ?

En France, le coût annuel global des déchets est évalué à 15 milliards d’euros par l’ADEME, avec une règle de base assez simple, celle du pollueur-payeur. C’est la personne qui crée le déchet qui doit financer son traitement. Ainsi, le fait de jeter à la poubelle a des conséquences pour notre porte-monnaie !

Nous payons le traitement de nos déchets à différents niveaux. On doit ainsi régler chaque année un impôt local, la taxe ou la redevance d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM ou REOM).  Il est à noter que pour un locataire, cela peut être inclus dans les charges, car c’est au propriétaire de s’acquitter de la TEOM ou de la REOM en même temps que la taxe foncière.

Ce que nous savons moins, c’est que nous payons aussi pour nos déchets dans notre consommation. A partir du moment où il y a une collecte sélective (par exemple, le bac jaune pour les déchets d’emballages, les collecteurs de piles ou d’ampoules basse consommation dans les grandes surfaces, les collecteurs de vêtements sur la voie publique, …), une fraction du prix versé lorsque nous achetons le produit concerné servira au financement de la fin de vie de celui-ci. Si vous achetez un pack de jus d’orange, vous achetez également les emballages qui vont avec, et vous financez leur traitement en tant que déchet (dans l’idéal leur recyclage si vous le triez bien :-)). Cette ponction reste assez méconnue, car elle est invisible, sauf pour les produits électriques ou électroniques, où une « éco-participation » est mentionnée à côté du prix.

Comment réduire la facture en tant que consommateur ?

En toute logique, le fait de moins jeter et/ou de moins consommer devrait faire baisser l’impact financier de nos déchets. Ce n’est pas aussi simple. En effet, la fiscalité des déchets ne tient pas toujours compte du poids de nos poubelles. Ainsi, la TEOM n’est pas calculée en fonction du volume des ordures collectées. Les choses évoluent cependant, avec la mise en place de redevances dites incitatives, avec par exemple un calcul au poids qui sera effectué pour chaque usager. C’est notamment le cas à Besançon ; la facture doit donc en principe baisser pour ceux qui sollicitent le moins leur poubelle, mais le système nécessite d’investir dans des équipements spécifiques, et les effets sont moins visibles dans les immeubles collectifs (pas d’individualisation).

poubelle

Poubelles de collecte sélective

Au quotidien, il est également possible d’agir par différents gestes pour réduire ses déchets, et donc leur coût : acheter et consommer moins emballé, bien gérer la conservation des denrées alimentaires ou encore se mettre au lombricompostage. Enfin, trier ses déchets, c’est permettre le recyclage de matériaux qui prennent de plus en plus de valeur (leur revente permet ainsi de baisser la facture du traitement des déchets).

Il ne faut cependant pas perdre de vue que nous n’avons pas toujours le choix dans nos achats, c’est également aux professionnels d’agir.

L’implication des professionnels

On parle de plus en plus de responsabilité sociale et environnementale des entreprises (la RSE). La Loi Grenelle I a posé un objectif de réduction des déchets qui passe par une exigence d’écoconception pour les professionnels. Il s’agit de concevoir et fabriquer des produits qui généreront le moins de déchets possible, et qui seront recyclables facilement. Par exemple, l’article R. 543-44 du code de l’environnement dispose que les emballages des produits doivent le plus possible être limités en volume et en poids par les producteurs, et doivent réduire au maximum leur incidence sur l’environnement.

poubelle

Appareils électroménagers en fin de vie

Les professionnels ne jouent pas toujours le jeu. Nous avons déjà eu l’occasion de parler de l’obsolescence programmée de certains produits. Par ailleurs, la pratique du suremballage existe toujours. Et puis les déchets, c’est de la croissance économique pour certains industriels, et c’est donc intéressant du point de vue du PIB. La logique économique n’est pas toujours celle du moins de déchet possible. Juste un exemple qui m’a frappé récemment, celui des essuie-glaces. Pour commencer, ils ont une durée de vie très limitée, n’est-ce pas étrange qu’ils soient déjà usés au bout de quelques mois ? Mais surtout, pourquoi ne pas simplement permettre de changer la languette de caoutchouc ? Ce serait moins cher pour le consommateur, et il y aurait moins de déchets à la clé, donc moins d’impact environnemental !  Eh bien non, il faut payer plein pot pour racheter toute la ferraille et envoyer les anciens ad patres. On a parlé de coût des déchets, finissons sur ce coup de gueule ! Il est possible d’alléger nos poubelles par des choix de consommation, mais il faut aussi interpeller les industriels pour changer certaines pratiques.

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Qu’est-ce que l’obsolescence programmée ?

obsolescence programméeUne proposition de loi déposée par le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé a remis sur le devant de la scène le concept d’obsolescence programmée. Ce mal toucherait un certain nombre d’appareils de notre quotidien. Mais quel est-il, comment reconnaître ses symptômes, et comment y remédier ?

La notion d’obsolescence programmée

Une étude de l’ADEME définit l’obsolescence programmée comme un « stratagème par lequel un bien verrait sa durée normative sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique ». Un rapport parlementaire paru en 2011 rappelle que le concept trouve son origine dans un essai de Bernard London de 1932, qui l’érige en solution pour favoriser la croissance économique. On en trouve une des premières applications à grande échelle avec les ampoules à incandescence, dont la durée de vie  a été artificiellement limitée par un cartel de professionnels pour obliger les consommateurs à en acheter beaucoup plus souvent. D’autres écrits sont disponibles sur la question : un rapport du CNIID et des Amis de la Terre de 2010 qui dénonçait déjà certaines pratiques des professionnels, et plus récemment, un rapport du centre européen de la consommation.

Il existe plusieurs formes d’obsolescence plus ou moins condamnables. Ainsi, les effets de mode conduisent à ne plus utiliser un bien qui n’est pourtant pas encore bon pour la poubelle (les vêtements par exemple). Les industriels nous poussent à consommer en mettant en permanence de nouveaux produits sur le marché, à grand renfort de publicité. C’est de bonne guerre, et nous conservons notre libre-arbitre ! Il y a cependant plus grave, notamment lorsque le produit est conçu pour gêner voire empêcher sa réparation (des batteries des téléphones portables moulées dans la coque par exemple, la présence de vis à tête spéciale ou de rivets, des pièces d’usure quasiment inaccessibles, etc.). Il peut également s’agir d’inclure dans l’appareil une pièce essentielle qui va immanquablement casser (condensateur dans un écran plat, cuves en plastique des machines à laver). D’autres techniques sont encore plus insidieuses : ainsi, par le jeu des mises à jour, un ordinateur ou un smartphone devient désagréablement lent, au point de vouloir en changer ; tout peut également être fait pour décourager la réparation, et en premier lieu le prix de celle-ci (« votre appareil est économiquement irréparable, ca tombe bien, on a une offre spéciale en ce moment sur un nouveau modèle »).

Une volonté de légiférer pour contraindre les professionnels à agir

La proposition de loi évoquée vise à lutter contre l’obsolescence et à augmenter la durée de vie des produits. Il s’agit d’étendre progressivement la durée de la garantie légale de 2 à 5 ans (ce qui inciterait les fabricants à construire plus durable pour avoir un taux de retour le plus bas possible), d’obliger les professionnels à mettre à disposition pendant 10 ans les pièces détachées essentielles au fonctionnement du produit, ainsi que les notices de réparation. Un délit d’obsolescence programmée serait également créé, défini comme  toute technique par laquelle un fabricant ou un importateur vise à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement. Celui-ci serait réprimé de 2 ans d’emprisonnement et/ou 37 500 € d’amende.

Que cette proposition de loi soit adoptée ou non, la révélation des techniques d’obsolescence programmée indigne à juste titre les consommateurs. Des entreprises commencent d’ailleurs à surfer sur la tendance, et notamment Malongo qui met en avant une cafetière garantie 5 ans :

Et en attendant qu’est-ce qu’on fait ?

Il est tout à fait possible d’entrer en résistance face aux discours et méthodes de certains professionnels. Ainsi, il est possible de tenter de réparer soi-même son grille-pain fétiche, éventuellement avec l’aide de sites Internet tels www.commentreparer.com, ou le site américain www.ifixit.com, pionnier du genre. Si vous n’avez pas le courage d’ouvrir votre boite à outils, il est possible de s’adresser à des associations d’insertion (et notamment les Ateliers du bocage, de la communauté Emmaüs).

On peut également choisir d’acquérir un produit un peu plus cher, ce qui sera (espérons-le !) synonyme de meilleure qualité, et donc d’une durée de vie allongée ; cela compensera le surcoût à l’achat. Si l’on a un petit budget, on peut acheter d’occasion, et également revendre ce qui fonctionne encore, cela profitera à d’autres.

Enfin, lorsque la panne d’un appareil électrique semble définitive, il convient de déposer le moribond en déchèterie ou dans un point de collecte (trouvez le/la plus proche ici). Il sera dépollué et recyclé, ce qui limitera son impact environnemental.

En tout état de cause, restons informés ! La meilleure sanction vis à vis d’un professionnel qui pratiquerait l’obsolescence programmée, c’est encore de ne pas ou plus acheter ses produits.

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Le point sur les lampes basse consommation

Le 31 décembre 2012 marque la fin du calendrier de retrait des ampoules à incandescence, avec la disparition des rayons pour les ampoules de 25 W elampes basse consommationt plus. Hormis l’éclairage du réfrigérateur ou d’un four, il va donc falloir définitivement se tourner vers d’autres sources de lumière, et notamment les fameuses lampes basse consommation (les LBC) ! Voici un petit rappel de leurs avantages et de leurs inconvénients.

De meilleures performances…

Ces lampes, qui sont en fait des tubes néons compacts, consomment 5 fois moins d’énergie que les ampoules à incandescence et ont une bien meilleure longévité. Ainsi, le surcoût à l’achat est compensé par les économies d’énergie réalisées et une plus grande durée de vie (8 à 10 fois plus élevée).

…qui ne font pas l’économie de quelques inconvénients

La généralisation des LBC a mis en avant un certain nombre de critiques :

  • Le temps d’allumage : on l’a tous remarqué, contrairement aux ampoules classiques, les lampes basse consommation prennent leur temps pour atteindre la pleine puissance. Cela peut aller jusqu’à 1 mn, ce qui pose des problème pour certains usages. Les LBC de dernière génération font cependant des progrès ;
  • La température de fonctionnement : certaines LBC sont frileuses ! Elles ne fonctionneront pas en extérieur si la température est trop basse ;
  • Le spectre lumineux : les premières LBC émettaient une lumière plutôt blafarde. Là aussi, les choses s’améliorent, et la « température » de l’éclairage est désormais affichée sur l’emballage ;
  • La durée de vie : des études ont montré que certaines lampes basse consommation ne tenaient pas leur promesses en termes de durée de vie ; c’est problématique compte-tenu de leur prix !
  • La fin de vie : contrairement aux lampes à incandescence que l’on pouvait jeter directement à la poubelle, les LBC contiennent du mercure et doivent être rapportées en magasin pour être traitées et recyclées par l’éco-organisme Recylum (pour en savoir plus et trouver l’espace de collecte le plus proche de votre domicile, cliquez ici). Si vous cassez une lampe basse consommation, pas de panique, la quantité de mercure est très faible : ramassez à la balayette et jetez les brisures à la poubelle, mais ne passez pas l’aspirateur pour ne pas vaporiser le mercure
  • L’émission d’ondes électromagnétiques : cette question a défrayé la chronique ; contrairement aux ampoules classiques, les LBC émettent effectivement des ondes. L’ADEME a conclu qu’à une distance de 30 cm, le champ électromagnétique ne pose pas de problème sanitaire. On pourra cependant déconseiller l’usage de LBC pour les lampes de bureau ou les lampes de chevet.

Quelles alternatives ?

Vous l’aurez compris, il va de toute façon falloir faire le deuil des ampoules à incandescence (sauf pour ceux qui ont fait des stocks !). Cela ne veut pas dire que l’on est condamné à se tourner vers les lampes basse consommation. Il est tout d’abord possible d’acheter des LED (les diodes électroluminescentes) ; elles sont encore plus performantes que les LBC, mais elles restent chères, n’ont pas à ce jour une puissance très élevée, et sont éblouissantes (l’ANSES a pointé des risques pour la rétine).

Il est également possible de se tourner vers les ampoules halogène haute efficacité, qui consomment plus d’électricité, mais qui n’ont pas les inconvénients des LBC. On pourra notamment les privilégier pour les lampes de chevet ou de bureau, ou l’éclairage extérieur si l’hiver est rude.

Espérons que cet article aura permis de vous éclairer sur la question 🙂

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Lancement de la 4e édition de la semaine européenne de la réduction des déchets

Lancement de la 4e édition de la semaine européenne de la réduction des déchets.

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Collecte sélective : la synthèse des différents gestes de tri

Ces dernières années, nous sommes invités à trier de plus en plus de déchets du quotidien. Mais connaissez-vous l’ensemble des collectes et leurs éco-organismes ? Petite révision des différentes filières pour accomplir au mieux ce geste citoyen. Voici le vademecum des différents gestes de tri !

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Commençons par répondre à quelques questions très pertinentes.

Que sont les éco-organismes ? ce sont des structures chargées de promouvoir le tri de certains types de déchets. Les logos des principaux éco-organismes figurent ci-après. Le plus connu d’entre eux, parce que le plus ancien, est Eco-Emballages, créé en 1992. Nous reparlerons de ces éco-organismes dans le détail des différentes collectes mises en place.

Mais au fait pourquoi trier ? Le tri permet de valoriser nos déchets en permettant le recyclage des matériaux et le traitement adéquat de substances polluantes.

Pourquoi est-ce au consommateur de faire l’effort de trier ? Il est vrai qu’il serait beaucoup plus simple de ne faire qu’une poubelle, et que le contenu de celle-ci soit ensuite trié mécaniquement. A ce jour, et dans ce domaine en tous cas, les machines ne font pas aussi bien que la main de l’homme (et cela coûte plus cher).

Où trouver les consignes de tri ? Des liens figurent ci-après vers les sites Internet des éco-organismes, qui donnent les explications pour chaque flux de collecte. Par ailleurs, les collectivités territoriales éditent généralement différents supports à destination des habitants (brochure, dépliant, site Internet, …). Il peut être judicieux de les consulter car des spécificités locales existent (couleur des bacs, mode de collecte, consignes, …).

Comment sont financées les collectes sélectives ? La majeure partie des dispositifs sont payés via notre consommation : une partie du prix des produits que l’on achète est reversée à l’éco-organisme concerné (c’est d’ailleurs ostensible lorsque l’on achète un produit électrique ou électronique, avec à côté du prix de l’appareil une « éco-participation »).

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Liste des différentes collectes sélectives en place :

  • Les emballages :

C’est la collecte la plus ancienne, qui date de 1992 (pour le verre, c’était même avant). C’est aussi l’une des plus complexes, car tous les emballages ne sont pas concernés, loin de là. Ainsi, pour le plastique, seuls les bouteilles et flacons sont à trier. De plus en plus de produits donnent la consigne de tri sur leur emballage, ce qui devrait faciliter les choses. La plupart du temps, il s’agit du bac vert pour le verre, et du bac jaune pour le reste.

Eco-organismes : Eco-Emballages, Adelphe

Consignes de tri des emballages

  • Les papiers:

La collecte des papiers a été mise en place depuis 2007. Hormis les livres, la plupart des imprimés sont concernés (magazines, catalogue, annuaire, prospectus, …), mais aussi les courriers et les enveloppes. La collecte peut se faire avec les emballages ou dans un bac spécifique.

Eco-organisme : Ecofolio.

Consignes de tri des papiers

  • Les appareils électriques et électroniques (DEEE)

Cette filière existe depuis 2006 ; elle concerne un nombre considérable d’appareils, qui vont du téléphone portable au congélateur en passant par les téléviseurs ou encore une perceuse. On parle de DEEE (déchet d’équipement électrique et électronique). La particularité est la multiplicité des modes de collecte : vous pouvez apporter un équipement usagé en déchèterie, mais aussi en magasin (sous réserve d’un nouvel achat s’il s’agit d’un gros équipement), voire en faire don aux acteurs de l’économie sociale (exemples : Emmaüs, Envie) si l’appareil fonctionne encore.

Eco-organismes : Eco-systèmes, Ecologic, ERP

Où trouver un point de collecte près de chez vous + consignes de tri.

  • Les lampes

Les lampes à incandescence (filament, halogène) ne sont pas concernées et peuvent être jetées dans la poubelle ménagère. La collecte concerne les lampes dites basse consommation (fluocompactes, LED, mais aussi les tubes néon) ; ces dernières contiennent des substances chimiques (notamment du mercure) qui justifie un traitement particulier.

Ces lampes doivent être rapportées dans les magasins qui en vendent ou en déchèterie.

Eco-organisme : Recylum.

Où trouver un point de collecte près de chez vous + consignes de tri.

  • Les piles

La collecte sélective des piles permet de recycler les matériaux qu’elles contiennent (fer, manganèse, nickel, …) et de récupérer certaines substances dangereuses pour l’environnement (mercure, plomb, cadmium, …). Là aussi, la collecte s’effectue dans les magasins revendeurs.

Eco-organismes : Screlec, Corepile

Où trouver un point de collecte près de chez vous

Consignes de tri.

  • Les médicaments

Il est fréquent d’avoir son armoire à pharmacie remplie de médicaments entamés. Il ne faut surtout pas les jeter dans les toilettes (les principes actifs polluent l’eau et l’environnement) ; vous pouvez les ramener dans leur emballage chez votre pharmacien, qui est tenu de les reprendre.

Eco-organisme : Cyclamed.

Consignes de tri.

  • Les textiles

Il s’agit d’une des dernières collectes mise en place. Désormais, les vêtements, le linge de maison et les chaussures sont valorisés ; ce faisant, ils pourront servir à d’autres personnes ou être recyclés. Comme pour les DEEE, cette filière fonctionne en lien étroit avec les acteurs de l’économie sociale.

Eco-organisme : Eco-TLC

Où trouver un point de collecte.

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Voilà, vous savez tout ! Reste désormais à bien trier ses déchets au quotidien, ce qui est certes un peu contraignant mais… nécessaire.

Sans vouloir vous achever, sachez que la liste va encore prochainement s’allonger, avec notamment la collecte sélective des meubles ou encore de certains produits chimiques (colles, pesticides, peintures, …). La famille des éco-organismes va donc encore s’agrandir. Trions la nuit, trions le jour, trions encore, trions toujours.

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Ethylotests à usage unique : à consommer avec modération pour l’environnement ?

Ethylotests à usage unique : à consommer avec modération pour l’environnement ?.

CMJN de base

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Le lombricompostage de ses déchets

Si on prête un peu attention à ce que nous jetons dans notre poubelle, nous pouvons constater qu’une part non négligeable de nos déchets est d’origine organique, avec notamment :

  • épluchures de légumes et de fruits

    Un lombricomposteur, avec ses trois plateaux et son bac collecteur

  • restes de fruits et légumes (crus ou cuits)
  • marc de café
  • thé
  • coquilles d’oeufs
  • papier essuie-tout
  • papier & carton

Ces déchets, qui peuvent facilement représenter le quart de notre poubelle, vont finir à l’incinérateur du coin, alors que d’une part ils sont un très mauvais combustible, et que d’autre part ils peuvent être compostés : de nature fermentescible, leur dégradation va progressivement les transformer en une sorte de terreau.

Une technique intéressante est celle dite du lombricompostage : les déchets dont nous avons parlé vont servir de nourriture à des vers de terre ; le processus conduit à générer de l’engrais liquide et un amendement idéal pour fertiliser nos plantations.

Le fait est que certains ne vont pas être enchantés à l’idée de cohabiter avec des bêbêtes gluantes. Soyez rassurés : elles ne vont pas coloniser votre logement, et resteront sagement dans leur propre « maison », le lombricomposteur. Il s’agit généralement de trois plateaux au fond perforé pour permettre aux vers de circuler, avec des aérations et un bac pour collecter l’engrais liquide (il y a un robinet pour récupérer celui-ci).

Les déchets organiques ne vont donc plus être jetés à la poubelle, mais placés au fur et à mesure dans les plateaux du lombricomposteur. Voilà ci-dessous à quoi cela peut ressembler : vous noterez la présence d’épluchures de courgettes et de carottes, des coquilles d’oeuf, des restes d’aubergine, de poireau et de chou, du papier essuie-tout et des morceaux de carton d’une boite d’oeuf (les vers adorent le carton).

Voici ce que cela donne au bout de quelques semaines. Les coquilles d’oeuf sont encore intactes mais le reste a bien changé !

Une fois qu’un plateau est rempli, on passe à celui du dessus. Au bout de quelques mois, une rotation se met en place : on récupère le terreau du bac inférieur et on le replace vide au-dessus.

L’idéal est de placer son lombricomposteur à l’exérieur, car quelques moucherons peuvent élire domicile dans les bacs et s’envoler lorsque vous ouvrez le couvercle (moyen dans le salon). Si cela devient gênant, il faut arrêter les apports de matières contenant du sucre (notamment épluchures de fruits). Pour le reste, si les règles d’utilisation sont bien respectées (surtout pas de restes de repas style viande ou poisson, pas d’agrumes ou d’oignons – trop acides -, …), il n’y a aucune nuisance olfactive.

On récapitule. Le lombricompostage permet de faire d’une pierre deux coups:

  • vous réduisez vos déchets
  • vous fabriquez  votre propre engrais pour vos plantes d’intérieur et/ou votre potager

Certaines mairies permettent d’acquérir un lombricomposteur à un prix très attractif, et vous fournissent les vers pour amorcer le processus (c’est le cas par exemple de la mairie d’Angers). Pourquoi ne pas essayer ? Vous sortirez plus souvent sur votre balcon dire bonjour à vos nouveaux amis, et vous verrez moins votre benne à ordures !

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