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Savoir ce que l’on mange : doit-on devenir locavore ?

Le scandale de la viande de cheval nous rappelle s’il en était besoin que nous ignorons souvent l’origine des produits entrant dans la falocavorebrication des plats préparés. Face à la cuisine trouble des industriels, le consommer local est revenu en force,  ainsi que les préceptes locavores. Disons le tout de suite, le locavorisme est assez contraignant, mais il est possible de s’en inspirer dans la vie de tous les jours.

Qu’est-ce que le concept locavore ?

Venu des Etats-Unis, le principe est assez simple sur le papier : ne consommer que des produits locaux, c’est-à-dire provenant d’un rayon de 250 km maximum. L’intérêt est de limiter les intermédiaires et de traiter le plus possible avec les producteurs, ce qui permet une excellente tracabilité de son alimentation. Cela oblige également à consommer les produits de saison (ou à faire des bocaux et des conserves). Par ailleurs, les circuits courts tendent également à être plus vertueux d’un point de vue environnemental (v. l’avis de l’ADEME qui émet néanmoins quelques réserves). Une émission diffusée sur France 5 en 2012 avait montré différentes familles qui tentaient l’expérience, et qui avaient pu constater que ce n’est pas si simple ! Difficile de se passer de thé, de café, de bananes, de poivre, de chocolat, de ketchup, …  Sans devenir totalement locavore, d’autres possibilités existent pour mieux connaître son alimentation.

Rechercher certains labels

Quelques labels nous permettent de connaître avec certitude l’origine du produit. Le problème, c’est que les « bons » labels sont noyés dans ceux que créent les industriels à des fins purement marketing. Pour séparer le bon grain de l’ivraie, on peut consulter le site Mes courses pour la planète. On rappellera que le label bio, pertinent si l’on veut éviter les OGM et les pesticides, ne permet pas nécessairement de connaître la provenance du produit (qui peut venir de l’autre bout du monde), contrairement au label rouge, l’IGP (indication géographique protégée), l’AOC (appellation d’origine contrôlée) et l’AOP (appellation d’origine protégée). Pour la viande, il existe également les labels VF (viande bovine française) et VPF (viande de porc française). En tout état de cause, une bonne garantie de provenance locale, c’est aussi d’aller au marché chez des petits producteurs. Il est également possible de passer par un AMAP, ou un Jardin de Cocagne, ce qui vous permettra chez ce dernier de manger bio et de participer à une démarche d’insertion.

Faire soi-même !

On l’a compris, l’origine des ingrédients (généralement nombreux) d’un plat préparé est difficile à établir. De surcroît, on ne prend pas toujours le temps de lire les étiquettes, qui listent par ailleurs assez régulièrement un certain nombre d’additifs (les fameux E suivis d’un numéro). Cuisiner ses plats, c’est avoir la maîtrise de la recette, des aliments qu’on y met, et donc de ce que l’on va manger. Cela prend certes un peu plus de temps, mais cela permet généralement de faire des économies et de générer moins de déchets d’emballage (faites le calcul pour une marmite de soupe qui fera la semaine vs l’équivalent en briques individuelles).

Par ailleurs, il est évidemment possible de cultiver soi-même quelques fruits et légumes, soit en pleine terre, soit en pot sur un balcon (on peut commencer par les aromatiques, mais il est assez facile d’avoir des tomates cerises, des salades voire des courgettes en pot). Quelle meilleure traçabilité que de manger ce que l’on a planté ?

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Alimentation : le bénéfice des circuits courts en question

Alimentation : le bénéfice des circuits courts en question.

Une étude de l’ADEME remet en question le bénéfice environnemental des circuits courts.

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